Je viens de recevoir un message de ma soeur qui me raconte la suite des évènements de cet été. Je vous le livre tel quel. Ca fait vraiment froid dans le dos !
Bon alors voici donc la suite de l'histoire telle que je l'ai retenue du récit de papa. Les gendarmes l'ont donc recontacté pour lui demander l'autorisation de se rendre à la bergerie. Papa a cette fois-ci refusé de leur donner l'autorisation. Et il a décidé de se rendre sur place.
Il a donc été à la bergerie ce week-end et a rencontré une bonne dizaine de jeunes sur les lieux. L'échange était plutôt sympa, ils lui ont montré la cabane qu'ils ont construite cet été (un gros chantier qui a nécessité une main d'oeuvre abondante et donc expliqué les va et vient qui ont suscité tant de curiosité cet été dans le hameau). Ils lui ont offert un café, lui ont montré leur potager, ont parlé assez longuement et l'ont notamment alerté sur un événement hyper choquant, qui ne va pas manquer de te révolter.
Cela s'est produit il y a une dizaine de jours. A ce moment là il n'y avait qu’une personne sur place, à la bergerie. Celle ci a vu débouler plusieurs hommes en treillis, cagoulés et armés de fusils. Etant seule, elle a pris la fuite évidemment. Et figure toi que ces espèces de brutes immondes ont décapité trois chiots et saccagé tout ce qui se trouvait à leur portée.
Suite à cela, l'ensemble des jeunes résidant à la bergerie ont rédigé un tract qu'ils ont distribué au marché de Sainte Croix, dénonçant ces actes et affirmant qu'ils ne se laisseront pas intimider . Il semblerait que ce ne soit pas le premier assaut de ces tarés. En effet, apparemment, leur but serait de faire fuir cette population et pour cela, ils n'auraient pas hésité ailleurs à brûler des cabanes. D'après les jeunes sur place, ces tordus viendraient non pas du coin mais de plus bas. Je n'en sais pas plus. Toujours est il que depuis ils sont toujours assez nombreux dans la bergerie, pour faire front devant un autre assaut éventuel.
Sur ce j'ai demandé à papa s'ils avaient porté plainte et là il m'a dit que non, qu'ils ne le souhaitaient pas. Ce avec quoi perso, je ne suis pas d'accord. Je pense que quand il y a un truc aussi violent et grave que ça qui se passe, il faut en alerter le plus grand monde, et notamment la gendarmerie. Après tout, il ne faudrait pas non plus inverser les situations. Les gendarmes sont là pour protéger ceux qui n'ont rien à se reprocher et pour poursuivre les vrais dangereux. Et de ce point de vue là, il serait pas inutile qu'ils comprennent une bonne fois pour toutes qu'à force de taper sur l'extrême gauche d'une façon aussi systématique, ils en oublient que c'est plutôt du côté de l'autre bord que viennent les véritables dangers. Car pour moi, ces hommes armés sont visiblement de vrais nostalgiques de milices fachos nourris aux discours d'extrême droite.
Evidemment, ceci dit, papa a décidé d'en alerter la maire, et par là même de tordre le coup aux préjugés qui ont cours, en dissipant tous les fantasmes qui circulent à leur sujet.
Sans doute pourra-t-il t'apporter plus de détails. Moi cette histoire m'a révoltée et je me suis dit que vraiment entre les gendarmes qui traquent tout ce qui ne rentrerait pas dans le moule, à commencer par ces dangereux "militants d'extrême gauche", et le fait qu'on puisse impunément mener un commando aussi violent (tout de même ! des fusils et des chiens décapités ! ...) ça me parait le comble de l'inadmissible, de l'insupportable.
mardi 6 octobre 2009
samedi 3 octobre 2009
Liberté, liberté chérie !
Il y a 15 jours environ, j'écoutais Daniel Mermet à la radio nous raconter l'affaire des papis de Saint -Pons-de-Thommeret, ceux que la police soupçonnait être les auteurs des lettres de menaces envoyées ces derniers mois à nos chers dirigeants. Au départ, mon oreille était peu attentive; Je n'avais pas envie de connaître ces personnes décrites dans les flash radio précédents comme des anti-éoliennes adorant jouer avec des armes à feu.
Quelle ne fut pas ma surprise de voir que j'avais été une fois de plus mal informée. Ces papis sont juste des militants de gauche, voire d'extrême gauche, de paisibles retraités, qui animent l'opposition au conseil municipal de leur ville dirigée par un UMP et non des fous d'armes.
Aux micros de "là-bas si j'y suis", ils ont raconté les uns après les autres l'arrivée très matinale des forces de polices, les perquisitions jamais douces, les gardes à vue... et très vite que leur reproche le procureur?
Ecrire un journal qui se revendique communiste pour l'un, pour l'autre avoir les paroles de l'Internationale sur le bureau ; Et le pauvre papi de tenter de justifier la présence de cet hymne communiste : "ma belle mère a la maladie d'alzeimer et c'est la seule chanson dont elle se souvient. Alors de temps en temps, on la chante ensemble !"
Mais avait-il besoin de se justifier? On ne peut donc plus chanter l'internationale sans être inquiété ?
Soudain m'est alors revenue en écho une aventure vécue à la fin de notre séjour dans les Cévennes. On était tous très occupé à plier les affaires, faire les valises, ranger la maison, quand débarquent trois gendarmes. Ils demandent à mon père si celui-ci veut bien leur donner l'autorisation d'aller interroger les jeunes qui squattent une de nos bergeries perdues dans la montagne.
En effet, cette maison qui n'a ni eau, ni électricité est habitée depuis quelques mois par des jeunes un peu différents, hippys, babs écolos, qu'on ne connaît pas vraiment, mais qui ont cependant demandé l'autorisation préalable d'occuper les lieux. On était d'accord dans la mesure où ils respectaient le site.
Mais les gendarmes s'inquiètent: "ils seraient nombreux (3 ou 4 ! ), ils ont de drôles de coiffures (il y en a un qui a même une crête), il faudrait pas qu'ils soient gauchistes; Les Cévennes ne doivent pas abriter de dangereux terroristes..."
Là, j'ai senti que j'allais exploser. Je leur ai rappelé ironiquement qu'il n'y avait pas de ligne SNCF proche, que je détesterais qu'ils soient d'extrême droite et que c'est pas parce qu'on est différent, qu'on est dangereux. Evidemment, les gendarmes ne m'ont pas entendu. Ca se trouve ils m'ont fiché gauchiste à leur retour à la gendarmerie...
Dans tous les cas, je me demande ce qu'on leur apprend dans leur caserne, à quel bourrage de crâne et propagande ils sont confrontés. Le résultat, c'est que pour eux, être gauchiste, c'est être un dangereux terroriste !
Franchement, notre société actuelle me fait flipper !
Quelle ne fut pas ma surprise de voir que j'avais été une fois de plus mal informée. Ces papis sont juste des militants de gauche, voire d'extrême gauche, de paisibles retraités, qui animent l'opposition au conseil municipal de leur ville dirigée par un UMP et non des fous d'armes.
Aux micros de "là-bas si j'y suis", ils ont raconté les uns après les autres l'arrivée très matinale des forces de polices, les perquisitions jamais douces, les gardes à vue... et très vite que leur reproche le procureur?
Ecrire un journal qui se revendique communiste pour l'un, pour l'autre avoir les paroles de l'Internationale sur le bureau ; Et le pauvre papi de tenter de justifier la présence de cet hymne communiste : "ma belle mère a la maladie d'alzeimer et c'est la seule chanson dont elle se souvient. Alors de temps en temps, on la chante ensemble !"
Mais avait-il besoin de se justifier? On ne peut donc plus chanter l'internationale sans être inquiété ?
Soudain m'est alors revenue en écho une aventure vécue à la fin de notre séjour dans les Cévennes. On était tous très occupé à plier les affaires, faire les valises, ranger la maison, quand débarquent trois gendarmes. Ils demandent à mon père si celui-ci veut bien leur donner l'autorisation d'aller interroger les jeunes qui squattent une de nos bergeries perdues dans la montagne.
En effet, cette maison qui n'a ni eau, ni électricité est habitée depuis quelques mois par des jeunes un peu différents, hippys, babs écolos, qu'on ne connaît pas vraiment, mais qui ont cependant demandé l'autorisation préalable d'occuper les lieux. On était d'accord dans la mesure où ils respectaient le site.
Mais les gendarmes s'inquiètent: "ils seraient nombreux (3 ou 4 ! ), ils ont de drôles de coiffures (il y en a un qui a même une crête), il faudrait pas qu'ils soient gauchistes; Les Cévennes ne doivent pas abriter de dangereux terroristes..."
Là, j'ai senti que j'allais exploser. Je leur ai rappelé ironiquement qu'il n'y avait pas de ligne SNCF proche, que je détesterais qu'ils soient d'extrême droite et que c'est pas parce qu'on est différent, qu'on est dangereux. Evidemment, les gendarmes ne m'ont pas entendu. Ca se trouve ils m'ont fiché gauchiste à leur retour à la gendarmerie...
Dans tous les cas, je me demande ce qu'on leur apprend dans leur caserne, à quel bourrage de crâne et propagande ils sont confrontés. Le résultat, c'est que pour eux, être gauchiste, c'est être un dangereux terroriste !
Franchement, notre société actuelle me fait flipper !
mardi 29 septembre 2009
Mes balades sur la toile
Tous les jours, j'aime traîner sur la toile, lire des posts de gens que je ne connais pas pour de vrai, mais dont je partage la part du quotidien qu'ils veulent bien livrer à mes yeux curieux.
Il y a de tout: des fans de foot, des mamans débordées, une exilée à Londres, des auteurs de BD, un cousin éloigné...
Dès que j'ai un peu de temps, je découvre la vie d'inconnus, je suis des pistes, je me laisse guider, puis je découvre d'autres blogs, d'autres sites... Certains sont devenus des addictions quotidiennes, d'autres font l'objet de visites plus rares.
Ces derniers temps, mes haltes préférées sont nombreuses... En voici un aperçu:
La zoyeuse vie Celui-ci, j'y suis fidèle depuis plusieurs années. On y trouve beaucoup de tendresse de cette maman moderne de 4 enfants, le récit de petites aventures quotidiennes, des recettes de cuisines, des critiques de livres...
Lost and found in London J'aime ses chroniques et ses anecdotes sur la vie britannique, même si elles sont moins fréquentes depuis son départ du Yorkshire.
Nectar du net C'est ma dernière trouvaille. Certains posts me font beaucoup rire.
Trente ans et des brouettes Le seul blog d'un mâle adorateur de foot. J'y vais moins souvent, mais il écrit vachement bien.
Et puis les auteurs de BD :
Margaux Motin
BD de Maé
Penelope jolicoeur
Mamlynda
Bonne balade à vous...
Il y a de tout: des fans de foot, des mamans débordées, une exilée à Londres, des auteurs de BD, un cousin éloigné...
Dès que j'ai un peu de temps, je découvre la vie d'inconnus, je suis des pistes, je me laisse guider, puis je découvre d'autres blogs, d'autres sites... Certains sont devenus des addictions quotidiennes, d'autres font l'objet de visites plus rares.
Ces derniers temps, mes haltes préférées sont nombreuses... En voici un aperçu:
La zoyeuse vie Celui-ci, j'y suis fidèle depuis plusieurs années. On y trouve beaucoup de tendresse de cette maman moderne de 4 enfants, le récit de petites aventures quotidiennes, des recettes de cuisines, des critiques de livres...
Lost and found in London J'aime ses chroniques et ses anecdotes sur la vie britannique, même si elles sont moins fréquentes depuis son départ du Yorkshire.
Nectar du net C'est ma dernière trouvaille. Certains posts me font beaucoup rire.
Trente ans et des brouettes Le seul blog d'un mâle adorateur de foot. J'y vais moins souvent, mais il écrit vachement bien.
Et puis les auteurs de BD :
Margaux Motin
BD de Maé
Penelope jolicoeur
Mamlynda
Bonne balade à vous...
lundi 28 septembre 2009
Vu et aimé
Samedi soir, on s'est offert une pause cinéma dans le grand multiplexe de Saint Paul (vive la route des Tamarins); Pendant 2 heures 35 on a vibré, tremblé, vécu la vie de la Centrale avec le Prophète.
J'ai vraiment adoré.
La cerise sur le gâteau, c'est le dimanche matin quand ma Lili émergeant à peine de son sommeil m'a demandé quand est-ce qu'on retournait au cinéma, ce soir, ou bien mardi soir, ou encore mercredi soir... "parce que c'était génial avec Florence (la baby sitter)"
J'ai vraiment adoré.
La cerise sur le gâteau, c'est le dimanche matin quand ma Lili émergeant à peine de son sommeil m'a demandé quand est-ce qu'on retournait au cinéma, ce soir, ou bien mardi soir, ou encore mercredi soir... "parce que c'était génial avec Florence (la baby sitter)"
vendredi 18 septembre 2009
Le truc qui m'énerve...
... C'est quand les enfants invitent des copains et qu'une fois à table, nos petits invités se mettent à trier leur assiette: le vert, les oignons, le persil, les poivrons d'un côté, les tomates crues de l'autre; non surtout pas de salade ! pas de courgettes non plus...
Ca m'énerve.
Chez nous, on mange de tout et on mange bien. Zoé, Marius et Lili aiment déguster, sont curieux, goutent, testent, critiquent... mais mangent. Et pas seulement des pâtes, pas seulement des purées et des steaks hachés.
Depuis toujours, ils savent que ce qu'il y a dans leur assiette c'est bon; que ça a été préparé avec soin et amour et puis, qu'il n'y a que ça. Résultat, quand j'ai testé mercredi soir un tajine de poissons aux poivrons, ils étaient ravis ! Ils ont gouté puis se sont resservis.
Lili, il y a quelques jours, imitant sa copine Mathilde, m'affirme une fois à table: "Je n'aime pas les oignons". Je lui ai alors juste rappelé que dans la pizza mangée le week-end dernier, il y en avait... tout comme dans la sauce tomate des raviolis de la veille, dans la tarte aux oignons évidemment, dans les souris d'agneau de papa... Elle m'a regardé, puis a dit: "Ah, ben, oui, j'aime en fait !"
Ca m'énerve.
Chez nous, on mange de tout et on mange bien. Zoé, Marius et Lili aiment déguster, sont curieux, goutent, testent, critiquent... mais mangent. Et pas seulement des pâtes, pas seulement des purées et des steaks hachés.
Depuis toujours, ils savent que ce qu'il y a dans leur assiette c'est bon; que ça a été préparé avec soin et amour et puis, qu'il n'y a que ça. Résultat, quand j'ai testé mercredi soir un tajine de poissons aux poivrons, ils étaient ravis ! Ils ont gouté puis se sont resservis.
Lili, il y a quelques jours, imitant sa copine Mathilde, m'affirme une fois à table: "Je n'aime pas les oignons". Je lui ai alors juste rappelé que dans la pizza mangée le week-end dernier, il y en avait... tout comme dans la sauce tomate des raviolis de la veille, dans la tarte aux oignons évidemment, dans les souris d'agneau de papa... Elle m'a regardé, puis a dit: "Ah, ben, oui, j'aime en fait !"
jeudi 17 septembre 2009
Les mots de Lili
Depuis plus d'un mois, Lili est au CP. Elle est ravie. Régulièrement, le soir, elle ramène des devoirs étranges et qui en restent pas moins intéressants. Elle doit apprendre le sens de certains mots ou expressions. Ainsi, elle sait désormais ce que signifient zénith, cagibis, capharnaüm (mon préféré), râleuse (ça, elle connaissait déjà), lancer des éclairs... et j'en passe.
Étonnant non ?
mardi 8 septembre 2009
Vallée du bras patate





Pour oublier les virus, l'agitation de la rentrée, les soucis d'emploi du temps (qui me pourrissent grave la vie!), pour casser le rythme, changer d'air, on a décidé d'aller se faire une balade dimanche dernier. Une nouvelle fois, les paysages nous ont surpris... C'est franchement beau, dépaysant, tout en étant à deux pas de chez nous.
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