Nous avons passé une semaine au Maroc avec la famille Meynadier-Essorgui. Nous avons d'abord posé nos valises à Dar- Kenavo, à 20 kilomètres d'Essaouira, dans une très charmante maison d'hote, organisée autour d'un patio et de sa fontaine. C'était délicieux, sauf que nous y avons subi la vague de chaleur étouffante venue du sahara qui a fait grimpé le termomètre autour des 47°. C'était terrible. Les enfants n'ont pas quitté la piscine et nous, nous avons passé la journée à attendre que ça passe. 20 kilomètres plus loin, il faisait 20° de moins et on respirait enfin.
On s'est installé dans la médina d'Essaouira, dans un joli riad très coloré. On a passé le reste de nos journées à déambuler dans les petites rues, prenant le temps de tout observer, de tout gouter (Hum, les délicieuses crèpes au miel !), d'humer les odeurs de la ville et du port. C'était très chouette et très dépaysant. Enfin, avant notre départ, Zoé a décidé qu'elle deviendrait méhariste. Elle était très à l'aise sur son dromadaire, tandis que moi et ma soeur on serrait les dents et les fesses un peu effrayées par la ballade d'une heure, au coeur d'une forêt d'argans.
De belles vacances et de jolis souvenirs avant la reprise !
La suite des vacancesau prochain épisode.
Cécile
samedi 18 août 2007
De retour de vacances
Nous voilà de retour dans notre île et dans notre maison après plus d'un mois d'absence. Nous avons donc passé ces dernières semaines en métropole avec une parenthèse dépaysante et revigorante au Maroc. La rentrée approche. Lundi pour moi dans mon nouveau lycée et mardi pour les enfants qui vont découvrir leur nouvelle école !
Les photos suivront très vite.
Cécile
Les photos suivront très vite.
Cécile
samedi 7 juillet 2007
Après Zoé au piano, Zoé au basket, voici Marius au rugby. Ces photos ont été prises lors du dernier tournoi de l'année. Marius adore jouer. Il est toujours à fond.
Les vacances sont enfin là. On part mardi en métropole; Olivier y est déjà. L'année prochiane s'annonce sous de nouvelles auspices: les enfants changent d'école et moi je passe au lycée !
Bonnes vacances à tous.
Cécile
vendredi 22 juin 2007
Spectacles de fin d'année
Mercredi 20 juin, pour célébrer la fête de la musique, l'atelier musical Al Coda organisait une après midi pendant laquelle les élèves ont joué ensemble différents morceaux. Notre pauvre Zoé n'avait pas la grande forme. Elle n'avait pas dormi la nuit précédente à cause d'une méchante gastro et s'était même vidé le ventre juste avant de rentrer dans la voiture. Pourtant, en aucun cas, elle n'a voulu annuler sa prestation. Alors un peu pâlote et plutôt faible, elle a joué. On était très fier car elle a très bien joué, n'a jamais fait d'erreur. Elle a participé sérieusement et avec plaisir, prenant parfois le micro avec des copines pour chanter.
Je ne sais pas si elle est particulièrement douée pour la musique, mais je sais qu'elle y prend beaucoup de plaisir et que ça l'aide à prendre confiance en elle. Elle se dit d'ailleurs que si elle est bonne en musique et en solfège, c'est qu'elle a un esprit matheux, ce qui la rassure; Sa maitresse de l'an dernier l'avait stigmatisé de "non matheuse". A 8 ans, c'était un verdict un peu brutal et insensé mais bon...
C'était donc très bien. Voilà quelques photos.
Cécile
mardi 12 juin 2007
Zoé au basket
Comme vous le savez Zoé a commencé le basket cette année. Elle a participé avec son équipe à plusieurs tournois. Le dernier a eu lieu ce dimanche à Saint Louis et Olivier a pris quelques clichés. Les filles n'avaient pas la forme et n'ont gangé aucun match, faute à des parents irresponsables qui font des soirées les veilles de match et couchent leurs sportives un peu tard (pardon). Mais lors du dernier tournoi, elles avaient tout gagné ! Voilà donc Zoé avec son équipe et ses copines Lola et Clara.
Cécile
vendredi 1 juin 2007
La bas si j'y suis
C’est l’histoire terrible d’une centaine de femmes, les dernières couturières du nord , héritières d’un passé prestigieux de la haute couture française. Elles sont modestes, petites mains habiles qui façonnent depuis des années les costumes d’Yves Saint Laurent ou d’autres marques de luxe.
Mais leur entreprise a un nouveau donneur d’ordre : LVMH, dont le PDG est l’illustre Bernard Arnaud, un homme dont on a du mal à évaluer sa fortune, la première de France. Sachez seulement qu’il gagne 13000 euros la journée ! Et celui ci soucieux de la rentabilité extrême de son affaire a jugé naturellement qu’il fallait délocaliser dans l’est de l’Europe. Nos petites mains nationales lui coûtent trop cher. Alors, fi des 147 femmes qui vont se retrouver sans travail, et vive l’augmentation des dividendes !
Mais ces couturières ne veulent pas abandonner. Elles luttent pour garder leur boulot, pour conserver leur petite vie qu’elles ont à coup d’aiguilles et de ciseaux durement construite. L’une d’entre elles a eu la géniale idée de devenir actionnaire. Elle s’est rendue à la banque pour acheter une seule et modeste action. Elle a obtenu ainsi son passeport pour participer à l’assemblée générale des actionnaires et rencontrer Bernard Arnaud.
Et la voilà partie avec ses copines à l’assaut de la capitale et de LVMH. Deux bus pleins : les petites mains chantent, crient, s’applaudissent ; Elles sont gaies et déterminées. Marie Hélène, la petite actionnaire est prête, prête à affronter Bernard Arnaud.
L’assemblée générale se tient dans une grande salle du Louvre. Deux mille personnes sont attendues. Marie Hélène doit montrer plusieurs fois son invitation pour être enfin admise dans la grande famille de LVMH. Elle semble bien modeste aux côtés des dames enguirlandées de leurs plus grosses perles, sentant le Givenchy ou le Guerlain, accrochées à leurs petits sacs à main. Deux mondes se croisent.
Notre couturière ne trouve place qu’au fond de la salle. Bernard Arnaud trône sur l’estrade. Il décrit les courbes montantes, les profits qui sont faramineux ; Il parle de demain toujours plus beau, toujours plus riche. Au premier rang l’applaudissent ses amis : le frère Sarkozy, Lagardère et d’autres grands patrons français. Il parle et au fond, on l’entend peu malgré la présence de télés dans les allées. Certains petits actionnaires se sont même assoupis. Une petite sieste avant de récupérer la bouteille de Champagne, offerte par le magnat du luxe.
Puis c’est le moment des questions. Marie Hélène se porte volontaire. Mais elle n’a pas tiré le bon numéro. Elle ne peut pas poser sa question !
Alors, Marie Hélène, courageuse s’avance toute seule dans l’allée ; elle descend fièrement les marches et prend la parole. Elle semble toute petite. Deux milles personnes la regardent puis l’entendent. Marie Hélène explose. Elle apostrophe Bernard Arnaud. Avec son accent du nord, elle parle de ses copines, des 147 familles qui vont bientôt connaître le malheur du chômage ; elle supplie les actionnaires de réduire un peu les dividendes pour assurer la survie de son entreprise. Bernard Arnaud semble fâché. Qui ose lui gâcher sa fête ? Il répond cyniquement que l’assemblée générale n’est pas la place d’une syndicaliste. Il détourne la tête, tandis que Marie Hélène est poussée par de nombreux sbires du grand chef vers la sortie. Marie Hélène parlera jusqu’au bout, résistera à la pression, tentera de toucher ces hommes et femmes. En vain.
L’histoire de Marie Hélène a été racontée dans l’émission de "Là bas si j’y suis", mardi mercredi et jeudi dernier. Je vous invite vivement à l’écouter. C’est possible sur le site http://fr.wrs.yahoo.com/_ylt=A0geul7rB2FGJxcAxzFjAQx.;_ylu=X3oDMTE3MmFxOWJxBGNvbG8DZQRsA1dTMQRwb3MDMQRzZWMDc3IEdnRpZANmcnMwMDlfOQ--/SIG=11aiju0ma/EXP=1180850539/**http:/www.la-bas.org/. Faites le vite. Vous allez vibrer, vous mettre en colère, peut être même pleurer. J’en ai encore la chair de poule.
Bonne écoute !
Cécile
Mais leur entreprise a un nouveau donneur d’ordre : LVMH, dont le PDG est l’illustre Bernard Arnaud, un homme dont on a du mal à évaluer sa fortune, la première de France. Sachez seulement qu’il gagne 13000 euros la journée ! Et celui ci soucieux de la rentabilité extrême de son affaire a jugé naturellement qu’il fallait délocaliser dans l’est de l’Europe. Nos petites mains nationales lui coûtent trop cher. Alors, fi des 147 femmes qui vont se retrouver sans travail, et vive l’augmentation des dividendes !
Mais ces couturières ne veulent pas abandonner. Elles luttent pour garder leur boulot, pour conserver leur petite vie qu’elles ont à coup d’aiguilles et de ciseaux durement construite. L’une d’entre elles a eu la géniale idée de devenir actionnaire. Elle s’est rendue à la banque pour acheter une seule et modeste action. Elle a obtenu ainsi son passeport pour participer à l’assemblée générale des actionnaires et rencontrer Bernard Arnaud.
Et la voilà partie avec ses copines à l’assaut de la capitale et de LVMH. Deux bus pleins : les petites mains chantent, crient, s’applaudissent ; Elles sont gaies et déterminées. Marie Hélène, la petite actionnaire est prête, prête à affronter Bernard Arnaud.
L’assemblée générale se tient dans une grande salle du Louvre. Deux mille personnes sont attendues. Marie Hélène doit montrer plusieurs fois son invitation pour être enfin admise dans la grande famille de LVMH. Elle semble bien modeste aux côtés des dames enguirlandées de leurs plus grosses perles, sentant le Givenchy ou le Guerlain, accrochées à leurs petits sacs à main. Deux mondes se croisent.
Notre couturière ne trouve place qu’au fond de la salle. Bernard Arnaud trône sur l’estrade. Il décrit les courbes montantes, les profits qui sont faramineux ; Il parle de demain toujours plus beau, toujours plus riche. Au premier rang l’applaudissent ses amis : le frère Sarkozy, Lagardère et d’autres grands patrons français. Il parle et au fond, on l’entend peu malgré la présence de télés dans les allées. Certains petits actionnaires se sont même assoupis. Une petite sieste avant de récupérer la bouteille de Champagne, offerte par le magnat du luxe.
Puis c’est le moment des questions. Marie Hélène se porte volontaire. Mais elle n’a pas tiré le bon numéro. Elle ne peut pas poser sa question !
Alors, Marie Hélène, courageuse s’avance toute seule dans l’allée ; elle descend fièrement les marches et prend la parole. Elle semble toute petite. Deux milles personnes la regardent puis l’entendent. Marie Hélène explose. Elle apostrophe Bernard Arnaud. Avec son accent du nord, elle parle de ses copines, des 147 familles qui vont bientôt connaître le malheur du chômage ; elle supplie les actionnaires de réduire un peu les dividendes pour assurer la survie de son entreprise. Bernard Arnaud semble fâché. Qui ose lui gâcher sa fête ? Il répond cyniquement que l’assemblée générale n’est pas la place d’une syndicaliste. Il détourne la tête, tandis que Marie Hélène est poussée par de nombreux sbires du grand chef vers la sortie. Marie Hélène parlera jusqu’au bout, résistera à la pression, tentera de toucher ces hommes et femmes. En vain.
L’histoire de Marie Hélène a été racontée dans l’émission de "Là bas si j’y suis", mardi mercredi et jeudi dernier. Je vous invite vivement à l’écouter. C’est possible sur le site http://fr.wrs.yahoo.com/_ylt=A0geul7rB2FGJxcAxzFjAQx.;_ylu=X3oDMTE3MmFxOWJxBGNvbG8DZQRsA1dTMQRwb3MDMQRzZWMDc3IEdnRpZANmcnMwMDlfOQ--/SIG=11aiju0ma/EXP=1180850539/**http:/www.la-bas.org/. Faites le vite. Vous allez vibrer, vous mettre en colère, peut être même pleurer. J’en ai encore la chair de poule.
Bonne écoute !
Cécile
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